| Auteur : HARPET CYRILLE Réalisateur : KEZADRI KAMEL Producteur : BERROD 2008/FRANCE/52 minutes | ![]() |
Du végétal à l’animal, une multitude d’organismes vivants sont étudiés par la science pour mieux comprendre la pollution atmosphérique. Déjà, le canari utilisé au siècle dernier par les mineurs, avait montré son extrême sensibilité à la présence des coups de grisou dans les mines de charbon. Aujourd’hui, lichen, mousse, rapaces ou bovins font l’objet de recherches très poussées par la communauté scientifique du monde entier. Mais les retombées sur l’écosystème et la santé humaine sont déjà dramatiques. Aux Pays-Bas, des chercheurs comme le Pr. Marcel Visser soulignent l’impact du réchauffement climatique qui décale la cohésion de la chaîne alimentaire contribuant à l’extinction annoncée d’oiseaux migrateurs comme le gobe mouche. En France, les chercheurs de l’Inra et du CNRS utilisent l’abeille comme une sentinelle à la pollution des villes ; en Espagne le Dr. Marta Lopez Alonso a prouvé, dans ses expériences sur les vaches et les chiens, l’extrême toxicité des centrales thermiques au charbon. Aux Etats-Unis, des pigeons voyageurs équipés de GPS et d’appareils photos transmettent aux scientifiques le niveau de pollution de l’air des grandes villes californiennes. Issus du biotope naturel ou utilisés comme moyen de surveillance, les organismes sentinelles de pollution de l’air contribuent à l’évaluation et la prévention des risques toxiques.
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